Pour conclure...

Pour conclure...
Ménestrel ou voyou ?
Graine d'anar ou titi de Paname ?
Ange à la figure sale ou démon au regard limpide ?
Qui es-tu, Renaud, mon fils ?
Tu ne veux pas le leur dire ?
Tu as raison ; ils ne sont pas dignes d'une telle confidence.
Laisse-les perplexer à ton sujet et continue ta route comme un grand que tu es.
Renaud, mon fils, Renaud réjouis-toi : tu as pour ennemi les vieux, les vrais, ceux qui n'ont jamais été jeunes.
Ils ont peur de toi parce qu'ils sentent confusément qui tu es pourri de talent.
Tu viens d'une autre planète que la leur : la planète Amour.
Eux sont à jamais enlisés dans la boue pestilentielle de la planète Terre à terre.
Ils t'en veulent abominablement d'oser parler une langue qu'ils ne comprendront jamais.
Ils ignorent, ils ignoreront toujours ce qu'est un pote, une bibine et des santiags, ces pauvres analphacons.
Ta poésie est trop évidente pour ne pas leur échapper. Ils te nient ; ce qui te fait exister un peu plus.
Je leur parle de mon admiration pour toi, de ma tendresse pour toi, afin de les voir se décomposer. Je les admire dans leur éc½urement car là est leur vraie nature.
Alors, ils cloportent à outrance et s'étouffent dans des maudissures inaudibles. J'écoute clapoter leur voix ; l'affreux bruit rend tes chansons plus mélodieuses encore !

Renaud, mon fils, réjouis-toi : tu as pour amis tous les jeunes de la terre, les vrais, ceux qui ne deviendront jamais vieux.Ils t'aiment avec enthousiasme parce que tu es rayonnant de talent et auréolé de tendresse infinie.
Tu viens de la même planète qu'eux : la planète Fraternité.
Ils te sont, et te seront toujours, éperdument reconnaissants de faire le boulot de Verlaine avec des mots de bistrot.
Eux, savent ce qu'est un frangin, une mob et une gonzesse.
Ton talent les aide à exister.
Sous tes éclairages de fête foraine, leur banlieue devient presque jolie et leur destin moins dégueulasse.
Ils se reconnaissent en toi comme dans un miroir, Renaud, mon fils.
Putain, ce qu'ils sont beaux dans tes yeux !
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# Posté le vendredi 29 avril 2005 11:21

...

...
J'écoute la colère qui fond

Sur nos dirigeants corrompus

Mais bouger mon cul, m'engager

C'est pas demain que vous m'y reprendrez

A part peut-être José Bové

Qui pourrais-je jamais aimer ?

Je rêve d'un monde plus humain
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# Posté le dimanche 17 juillet 2005 03:37

Hommage à Renaud

Hommage à Renaud
Claude Nougaro ROCK À RENAUD



Il porte un nom de bagnole

Mais il préfère les bateaux

En ce qui concerne la fiole

Y'a du Viking et y'a du poulbot

Autour du cou le chiffon rouge

Le petit foulard sec noué

Que son grand-père lui a donné

Paraît que son grand-père, c'était un rouge

Un homme taillé comme un roc

Belle gueule et fière mine

Qu'avait longtemps joué du rock

Avec sa pioche pioche pioche dans la mine

Il est tatoué, vous savez

Les yeux savamment délavés

Le petit prince du gros pavé

Il nous raconte ses patrouilles

Vous sentez la rime venir

C'est vrai, l'a pas froid aux couilles

Renaud, il a de qui tenir

Il fait des raids dans les zones

Il disparaît dans des fugues

Se glisse comme un chat jaune

Dans un décor de poubelles qui fument

Il porte un nom de chevalier

Comme dans les contes médiévaux

De seigneur qui se fait saigner

Quand sonne le cor à Roncevaux

Il est tatoué, vous savez

Les yeux savamment délavés

Le petit prince du gros pavé

Sa guitare en as de pique

Il casse le carreau des coeurs

Gagne un trèfle astronomique

Avec ses gros tubes vélomoteurs

Mais ce Bonaparte destroy

Le voilà revenu tout cocoy

Lorsque dans ses bras se love

Sa Lolita sans Nabokov

Alors il change de refrain

Il a son âme sous la main

Le voyou devant sa voyelle

Par une flèche d'arc-en-ciel

Se sent le coeur transpercé

Ainsi se poursuit l'odyssée

De messire Renaud Séchan

A qui je dédie ce chant

Il est tatoué, vous savez

Les yeux savamment délavés

Il en pince pour les pavés
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# Posté le dimanche 17 juillet 2005 03:43

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Regarde c'etait notre Renaud

Et putain qu'il etait beau

Ne dis rien! c'etait du nectar

Après il y a eu le Renard

Un vilain qui nous a volé

Des chansons qui nous ont fait rêver



Sans relâche il s'est battu

Et le Renard a disparu

Criant sa vie dans ses chansons

Homme de coeur et de passion

Avec boucan d'enfer il a réssuscité

Nous l'aimons, à nous de lui prouver.
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# Posté le dimanche 17 juillet 2005 04:01

Trival Poursuite

Trival Poursuite
Question d'histoire d'abord :
Où est la Palestine ?
Sous quelle botte étoilée ?
Derrière quels barbelés ?
Sous quel champ de ruines ?
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Question d'histoire encore :
Combien de victimes,
Combien de milliers d'enfants
Dans les décombres des camps
Deviendront combattants ?
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J'en sais rien, j'donne ma langue au chagrin
Si tu sais toi, souffle-moi
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Question d'géographie :
Où est la Kanaky ?
Combien de flics, de soldats
Pour tenir Nouméa
Pour flinguer Eloi ?
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Combien de petits blancs
De colons arrogants
Se partagent la terre ?
Et combien de misere
Pour le peuple Kanak
Combien de coups de matraque ?
-----------
J'en sais rien, j'donne ma langue au chagrin
Si tu sais toi, souffle-moi
------
Question de sport
Qui détiendra le record
Et restera vivant
Libre et innocent
Derrière des barreaux ?
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Vingt ans pour Otelo
Autant pour Mandela
Et combien de hors-la-loi
Chez ces p'tits juges en bois
Dont on fait les salauds
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J'en sais rien, j'donne ma langue au chagrin
Si tu sais toi, souffle-moi
--------
Question sience et nature :
Où balancer ces ordures ?
Allez, à la Vologne !
Ces chiens qui assassinent
Ces rats qui emprisonnent
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Question d'littérature :
Qui a écrit que les hommes
Naissais libres et égaux ?
Libres mais dans le troupeau
Egaux devant les bourreaux
------
J'en sais rien, j'donne ma langue au chagrin
Si tu sais toi, souffle-moi
souffre-moi
souffre-moi
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# Posté le dimanche 17 juillet 2005 04:06